Œuvre originale de Stephen Vitiello
One string left and a head for the sea
Voici un extrait. La durée de l'œuvre complète est de 25'32".
La pièce s’ouvre sur une mise en scène (diégétique) sonore d’une pièce et de son ameublement.
Le souvenir, l’attachement, le sens et ses signifiants les plus personnels sont évoqués alors que l’artiste fait vibrer sous ses doigts et son archet l’unique corde qui subsiste du dulcimer de sa mère défunte, un des rares objets qu’il a conservé à sa mort. La corde résiduaire défie toute catégorisation par ses sonorités riches et variées, presque numériques, qui s’enroulent et s’envolent pour sculpter le paysage montagneux dont l’instrument est originaire. La répétition et les effets d’écho de phrases improvisées œuvrent comme un rituel permettant d’assimiler la perte ressentie à la conclusion d’un riche échange chargé d’amour. En parallèle, le traitement numérique crée un vecteur pour informer l’œuvre et faire résonner la dimension vitale de cet échange qui subsiste. Les soubresauts du dulcimer et la boucle numérique invoquent l’esprit de retour, et l’invocation elle-même devient instrument de gestion des émotions.
Comme l'indique le titre, la mélodie suggère une dimension lyrique au morceau qui demeure ouverte à l’auditeur, et qui s’inspire des courbes de l'instrument lui-même.